Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


L’urgence algérienne : Allez-vous continuer à gouverner sans le peuple ?

Publié par The Algerian Speaker sur 4 Avril 2011, 17:34pm

Catégories : #BOULITIK

ça suffitNe pensez vous pas  que la réforme doit  impérativement et prioritairement toucher le système politique rentier ? 

Monsieur le Premier Ministre, vous avez répondu dimanche aux députés, qui perçoivent une rémunération quatre fois supérieure  à  celle  d’un professeur  d’université en fin de carrière, relatifs au bilan socio-économique 2004/2009 et au futur programme du gouvernement 2010/2014.
Mais permettez-moi de vous faire remarquer que ces réponses ne sont pas apaisantes, ni même rassurantes pour l’intérêt national. Monsieur le premier Ministre, avec tout le respect que je dois à votre haute fonction, permettez-moi de vous poser mes propres questions, celles qui ne vous ont pas été posées.  


1 Pensez-vous réellement que le retour au tout Etat gestionnaire, à ne pas confondre avec le rôle stratégique de l’Etat régulateur garant de la cohésion sociale, est la solution pour un développement durable du passage d’une économie de rente à une économie hors hydrocarbures ? Aussi,  sur le plan interne, s’agit-il surtout d’engager les véritables réformes politiques, économiques et sociale  pour une société de liberté plus participative et citoyenne fondée sur des entreprises compétitives dans le cadre des avantages comparatifs mondiaux, par  la prise  en compte de l’environnement et de la qualité de la vie pour un espace plus équilibré et solidaire
2.- Ne pensez vous pas  que la réforme  doit  impérativement et prioritairement  toucher :
 - le système politique rentier, centre névralgique de la résistance au changement et à l’ouverture ;
 -la réforme  de la justice par l’application et l’adaptation du Droit tant par rapport aux mutations internes que du droit international ; -le système éducatif, la mère des réformes, dont le niveau s’est totalement effrité, et non adapté, centre d’élaboration et de diffusion de la  culture et de l’idéologie de la résistance au changement et à la  modernisation du pays ;
-la démocratisation du nerf du  système économique dont la gestion de  Sonatrach  lieu de la production de la rente, la gestion des réserves de change ( combien avons-nous placé à l’étranger  et quel est leur rendement ? )   et les banques, lieu de distribution de la rente, réformes souvent annoncées mais différées  car enjeux de pouvoir ;
 -une nouvelle gestion des stratégies sociales  et la mise en place de nouveaux mécanismes de régulations sociales devant revoir la gestion  des caisses de retraite et de la sécurité sociale, qui risquent l’implosion en cas de chute des recettes des hydrocarbures,  les subventions ciblées devant dorénavant être budgétisées non plus au niveau des entreprises mais sur le budget de l’Etat. 

3. Et dans ce contexte, Monsieur le premier Ministre, l’option stratégique n’est-elle pas  un consensus national qui ne saurait signifier unanimisme signe de décadence de toute société,  au moyen d’un dialogue permanent, seul outil moderne de la gouvernance ? Ne  serait-il pas  souhaitable   qu’un débat national devant conduire à des propositions concrètes, loin de ces séminaires et de ces rencontres internationales souvent  inutiles et coûteuses ?  Cela n’implique t-il pas d’organiser un vrai débat sur le  futur rôle de l’Etat dans le développement économique et social  au sein d’ ‘une économie mondialisée , notamment quelle place pour l’Algérie au sein de l’espace  euro-méditerranéen ? Cela implique de réunir autour d’une table    toutes les sensibilités  de la  société  y compris notre émigration qui constitue un potentiel à valoriser aidés, et  non comme cela se passe à la télévision algérienne ( l’unique ENTV) avec des intellectuels organiques aux ordres en contrepartie  de la rente,  pour paraphraser Antonio Gramsci .
4- L’urgence n’est-elle pas  dans  une plus grande cohérence et visibilité dans la démarche de la politique socio-économique globale, éviter les instabilités juridiques perpétuelles, adapter l’Algérie à la dure réalité de la mondialisation ? -Ce débat devrait concerner  également les impacts réels économiques et sociaux (couts par rapport aux normes internationales et aux prévisions et à la  qualité)   des 200 milliards de dollars de dépenses monétaires entre 2004/2009 car l’important n’est pas d’étaler  des réalisations physiques  et les impacts futurs des 286 milliards de  dollars entre 2010/2014 dont je rappelle 130 milliards de dollars des restes à réaliser  du programme 2004/2009 : mauvaise gestion  ou corruption ?
 

Docteur Abderrahmane MEBTOUL  Professeur  d’Université en management stratégique (source : free Algerie)

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